Ne m’appelez pas « Maîtresse » (sauf si je vous le demande)

Maitresse

Ne m’appelez pas « Maîtresse » (sauf si je vous le demande)

De nombreuses Dominatrices aiment à être appelées « Maîtresse« , mais ne pensez pas que c’est le cas pour l’ensemble d’entre nous. Comme dans toutes choses, nous sommes des personnes uniques qui avons nos préférences et nos bêtes noires. Une des raisons pour lesquelles j’écris tous ces articles est ma volonté de vous dévoiler quelles sont mes préférences. Cela vous donne une meilleure idée de mes attentes avant, pendant, et après une session, et vous permet de déterminer si le BDSM à la sauce Inanna correspond à ce que vous recherchez.
Au contraire de mes consœurs Dominatrices, je n’aime pas particulièrement être appelée « Maîtresse » par des soumis que je ne connais pas. Ceci, ajouté au fait que je laisse certains de mes soumis utiliser le tutoiement à mon égard, fait grincer des dents dans la communauté BDSM parisienne et au-delà. Laissez-moi éclaircir certaines points pour vous, afin que vous soyez mieux préparés lorsque vous me contactez.
Un titre signifie peu de choses s’il n’est pas gagné. Combien de fois je suis contactée par des personnes avec qui je n’ai jamais échangé, et qui commencent leur email par « Bonjour, ma Maîtresse ». Je ne suis certainement pas « vôtre », et nous n’avons pas même discuté au téléphone que vous avez décidé que je suis celle à laquelle vous voulez être soumis. Ca me paraît tout simplement incohérent.
Même si je suis parfaitement consciente que nombre d’entre vous ont été conditionnés à utiliser ce mot, si nous ne sommes pas en train de partager une relation D/s, je ne suis pas votre Maîtresse. Je suis une Dominatrice professionnelle que vous contactez dans le but de vivre éventuellement une session avec moi (si, bien entendu, votre candidature me convient).
Linguiste de formation, le son d’un mot et la façon dont il sort de la bouche sont importants pour moi. « Mistress » (et pire, « Maîtresse » en français) n’est pas un mot qui sied à mes oreilles. Trop de sons « S » collés ensembles, qui vous font ressembler à un serpent sifflant contre moi, ce qui semble d’ailleurs parfois être le cas. « Maîtresse, je… » est trop souvent suivi d’une complainte ennuyeuse ou pitoyable, ou, encore plus souvent, d’une demande inadéquate.
De plus, le mot Maîtresse a plusieurs sens, dont certains négatifs. Quand on parle de la maîtresse de quelqu’un, on fait référence à l’amante d’un homme marié ou en couple. Elle est « l’autre femme », généralement considérée comme une briseuse de ménage. Il y a aussi une connotation sexiste dans ce terme, car elle est « la maîtresse de » cet homme : elle lui appartient en quelques sortes. Il m’est difficile de mieux définir cela, mais ça me taraude.
Vous ne montrez pas le respect en utilisant simplement un certain mot (ou le vouvoiement, même si c’est toujours une bonne idée de commencer avec cela). Le respect se prouve par des actions, par la loyauté, par le dévouement et le sacrifice. Il n’apparaît pas au travers du choix de votre vocabulaire. Il faut du temps, des efforts, et un paquet d’énergie. Oui, je comprends que beaucoup d’entre vous le ressentent comme un signe de respect, et je ne dirai pas le contraire, mais comme on dit « des actes, pas des mots ».
Alors, comment allez vous m’appeler ? Ma préférence, c’est « Madame ». Madame, Miss ou Mme Justice sont tous acceptables. Parfois même « Inanna » m’ira très bien. J’aime mon nom et tout ce qu’il symbolise. Je vous encourage à l’utiliser. Simplement, ne m’appelez pas Maîtresse si je ne vous ai pas ordonné de le faire.
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Madame Inanna Justice

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Une note aux clients

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Une note aux clients

Lorsque je parle avec mes amis vanilles de mon travail en tant que Dominatrice professionnelle, ils supposent souvent que les gens que je vois sont tous des pauvres losers ou, à l’autre bout du spectre, des PDG de haut niveau qui ont besoin d’ échapper à la pression de leur emploi. Bien que ce soit parfois le cas, la plupart de mes clients ont tendance à être quelque part au milieu. Une grande majorité des gens que je vois sont plus ou moins votre Joe moyen. Ils ont des emplois classiques, ils partent en vacances en août, ils ont une famille, ils mangent de la pizza le mardi …

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J’attends pas que vous ayez une tablette du chocolat.

Souvent, quand des personnes m’envoient des candidatures, ils disent quelque chose comme «j’ai du ventre» ou « je suis un peu chauve » ou « je suis grand et maladroit » comme si c’était important. Je ne peux pas vous dire combien de fois j’ai lu « Je ne ressemble pas aux hommes sur les photos de votre site web » et « Je ne suis pas particulièrement attirant ». Cela me brise le cœur à chaque fois car je trouve de la beauté dans chaque corps.

Bien sûr, vous ne ressemblez pas aux hommes de mon site, car ce sont mes modèles. Je les ai spécifiquement choisis parce qu’ils sont conformes à l’idée que se fait  la société d’une belle personne. Est-ce que je les trouve attractifs ? Oui, mais c’est plus grâce à la connexion que nous avons que grâce à leur physique.

De l’autre côté du spectre, il y a aussi ceux qui me contactent pour me parler de leurs attributs physiques en supposant que parce qu’ils sont attrayants, ils vont bénéficier d’un traitement spécial. C’est encore pire que le premier groupe car cela perpétue un certain sentiment de droit parce que leur génétique est conforme aux normes de la société occidentale. Pire encore, ceux qui commencent leur présentation en disant «Je suis de race blanche» ou «d’origine française». Ces remarques subtilement racistes me font frémir

Je me considère comme une sapiosexuel. C’est-à-dire que je suis beaucoup plus attirée par l’intelligence d’une personne que par son apparence physique. Je suis, faute d’un meilleur terme, tombée amoureuse de personnes qui ont des caractéristiques physiques qui varient d’un extrême à l’autre. Je n’ai pas de « type » mise à part d’être respectueux, sage, généreux et honnête (drôle aide aussi).

La question à se poser n’est pas « Inanna pensera-t-elle que je suis trop X, Y ou Z » mais plutôt « Puis-je la servir d’une manière qui enrichira sa vie » ? Parce que, mes chers soumis, c’est ce qui m’excite vraiment.

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Mythes et légendes des Dominatrices

Mythes et légendes des Dominatrices : même les Dominatrices font leurs lessives !

Il existe quelques idées fausses sur ce que signifie être une Dominatrice professionnelle. Les gens semblent penser que je vis dans une réalité alternative où je n’ai pas besoin de faire la queue au bureau de poste quand je dois expédier un colis. Certains pensent que je me réveille habillée de cuir et de dentelle, les cheveux parfaitement coiffés, le rouge à lèvres déjà mis. D’autres imaginent que nous avons des hommes qui font toutes les choses que nous n’aimons pas faire. Croyez-le ou non, votre déesse préférée met aussi son pantalon sur une jambe à la fois.

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J’adore cuisiner, mais pas forcement dans cette tenue.

Nous avons des esclaves à notre service 7j/7

La plupart d’entre nous n’ont pas d’esclaves à notre service à temps plein, pourtant les offres ne manquent pas, bien au contraire. Avoir un soumis de service demande généralement plus de temps et d’énergie que de faire quelque chose par soit même.

Bien sûr, mes fidèles soumis peuvent faire une ou deux courses pour moi de temps en temps, mais je préfère de loin nettoyer les toilettes moi-même plutôt que de devoir passer du temps à regarder par-dessus l’épaule de quelqu’un pour m’assurer qu’il le fait selon mes exigences. De plus, de nombreux soumis domestiques commettent intentionnellement des erreurs pour attirer d’éventuelles punitions.

J’ai deux esclaves à domicile : Jean-Phi (alias mon lave-vaisselle) et Jean-Henri (appelez également : machine à laver). Au-delà de cela, je n’ai aucun désir d’avoir un esclave domestique à plein temps.

Nous nous faisons beaucoup d’argent

Si le taux horaire pour rencontrer une Dominatrice professionnelle peut atteindre plusieurs centaines d’euros par heure, ce n’est pas un travail où l’on peut faire des séances pendant 35 par semaine. Si la plupart des Dominatrices professionnelles à plein temps consacrent bien plus de 40 heures par semaine, la majeure partie de ce temps est consacrée à la communication, au marketing, aux séances de photos, au montage de vidéos, aux réponses aux courriels ou peut-être à la rédaction d’articles.

La plupart des femmes que je connais ont un petit faible pour 3 ou 4 séances par semaine. Au dessus de ce nombre, cela devient physiquement et émotionnellement difficile, surtout pour celles d’entre nous qui mettent tout leur cœur et personnalité durant les séances !

Comme dans toute entreprise, nous avons aussi des frais fixes. Les équipements et le matériel de qualité sont souvent chers. Il nous faut souvent loué l’espace du donjon, les produits de nettoyage, l’hébergement du site web, la publicité, les séances de photos et bien d’autres coûts cachés mais bien réels.

Nous sommes Dominatrices en permanence même dans notre intimité

Même si nous menons ce style de vie 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, cela ne signifie pas que nous sommes toujours en session. Il y a une grande différence entre la façon dont je suis avec les soumis qui font partis de mon intimité et la façon dont je suis avec un client qui vient uniquement pour quelques heures de jeu.

Mes partenaires de jeux/intime sont le privilège de dîner avec moi, de me voir en pantalon de yoga et d’aller se promener dans le parc. Plus important encore, ils ne s’attendent pas à ce que je me concentre en permanence sur le jeu, même si je l’intègre dans notre routine.

Quand j’ai fini une séance intense et rémunérée, je ne veux pas nécessairement attacher mon partenaire et le torturer. En fait, s’il m’arrive de le faire, c’est une dynamique très différente de la relation que j’ai avec des clients d’uniquement quelques heures ! Avec les clients, je dois être à 100% dans mon jeu, concentré, sur le point, avec mes partenaires intimes de jeu, je me présente en jeans et en t-shirt, les cheveux en queue de cheval et sans maquillage.

Nous sommes toujours sur notre 31

Si beaucoup d’entre nous sont dans des relations matriarcales de domination féminine, ce n’est pas le cas pour toutes les Dominatrices professionnelles. Certaines d’entre nous sont dans des relations vanille, d’autres sont asexuées, d’autres encore sont polyamoureuses. Certaines d’entre nous n’aiment contrôler leurs partenaires que dans le cadre d’un donjon et aspirent à avoir un rôle différent dans leur vie quotidienne.

Nous sommes des individus à part entière et nos relations en dehors de notre travail en sont le reflet. Ne supposez pas que parce qu’une femme a choisi de travailler comme Dominatrice professionnelle, qu’elle jouit du même pouvoir lorsqu’elle ne travaille pas.

Nous ne le ferions pas si nous n’étions pas payées

La plupart des Dominatrices professionnelles aiment le BDSM. Nous l’avons et parfois continuons à le pratiquer même si nous ne sommes pas payées, mais statistiquement pas avec vous. Ce n’est pas pour paraître (trop) hautaine, mais c’est la vérité. Les femmes dominantes sont très recherchées. C’est la raison pour laquelle certaines d’entre nous en ont fait une carrière professionnelle.

Beaucoup d’entre nous ont commencé « juste pour le plaisir » et un jour, la lumière s’est allumée et nous avons réalisé que nous étions tellement demandées que nous pouvions faire payer nos compétences particulières.

Lorsqu’une Dominatrice se rend à une fête, il y a 20 garçons qui font la queue et qui demandent de l’attention. Nous avons une grande variété de choix qui se présente littéralement à nos pieds. À moins que vous ne ressembliez à Ryan Gosling et que vous êtes masochiste, je ne vous choisirai probablement pas. Pourquoi ? Parce qu’il est déjà probablement dans la pièce et que je préfère le choisir.

Nous n’apprécions pas les choses vanilles

D’une manière générale, les Dominatrices ont un mode de vie passionnante que nous vivons à 100 à l’heure. Nous assistons régulièrement à des événements où la perversion règne. Nous organisons des sessions élaborées qui pourraient littéralement tuer nos partenaires si elles ne sont pas exécutées correctement.

Nous nous épanouissons dans l’adrénaline et l’excitation… mais nous apprécions aussi les moments de détente (et en avons besoin). Nous apprécions ces moments de calme à la maison en préparant un bon repas, en jouant à des jeux de société ou simplement en regardant sur Netflix.

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J’adore lire !

Nous n’avons pas de jour sans

Nous sommes des êtres humains. Bien que nous ne montrions publiquement que nos meilleures côtés : notre force et notre pouvoir, nous avons aussi des jours où nous nous sentons déprimés. Certains d’entre nous souffrent de problèmes de santé.

Nous avons également comme tout le monde des problèmes personnels ou familiaux. Beaucoup d’entre nous jonglent avec un autre travail en plus de celui-ci. Parfois, nous sommes fatiguées ou frustrées, seules ou tristes. Cela ne nous rend pas faibles, cela nous rend humains tout simplement !

N’oubliez pas que votre Dominatrice préférée est une personne. Bien qu’elle mérite certainement d’être placée sur un piédestal comme toutes les femmes, il est important de se rappeler qu’un piédestal peut être une plate-forme très étroite.

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Quelques “types S” courants dans le BDSM

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Quelques “types S” courants dans le BDSM

Dans les relations BDSM, la personne dominante (ou top) est celle qui assume le pouvoir, l’autorité ou le contrôle. Cette autorité est bien sûr toujours sous couvert du consentement explicite de toutes les parties concernées. Cet échange de pouvoir peut durer de quelques minutes à toute la vie, selon les participants. 

L’autre personne n’est pas nécessairement soumise, mais nous l’appelons “type S” ou bottom. Sont ainsi inclus les esclaves, fétichistes, masochistes, sissies, travestis, brat (soumis.e.s insolent.e.s), pets (animaux de compagnie), littles (petits), kajirus, toy (jouets) et beaucoup d’autres. Il y a parfois un recouvrement entre eux, ce que j’expliquerai plus tard, mais laissez-moi commencer par vous donner une définition rapide des bottoms les plus courants. 

Les soumis.es

Une personne est soumise quand elle consent à céder le pouvoir à une autre. Cette perte de contrôle peut se dérouler dans le cadre d’une scène ou d’une relation. Cela peut aller de simplement laisser à la personne dominante le choix des vêtements à porter jusqu’au contrôle complet de tous les aspects de sa vie, pouvant inclure mais sans y être limité la nourriture, l’activité physique ou les finances. Encore une fois, cela doit toujours être consenti explicitement ! La personne dominante est ainsi vue comme une sorte de coach qui aide la personne soumise à atteindre des objectifs déterminés en commun. Ces objectifs ne se limitent pas à devenir une personne plus soumise. Par exemple, si un soumis veut raffermir son corps, je peux lui proposer des routines d’exercices physiques. S’il complète les tâches, il est récompensé, ce qui peut être aussi simple qu’un “bravo”, mais dans le cas contraire il y a des conséquences pour ses actions. Contrairement à ce qui pourrait être pensé, tous les soumis ne sont pas masochistes. Certains se plaisent à servir et se contentent de nettoyer la demeure de leur dame. D’autres préfèrent contribuer au bien-être financier de leur dominatrice.

Les esclaves

Généralement parlant, un esclave est une personne soumise qui a cédé tous ses droits à négocier avec la personne dominante. C’est ce qu’on appelle le non-consentement consenti. Un esclave prend la décision initiale de servir son Maître ou sa Maîtresse et renonce ensuite complètement à tout contrôle. Cela veut souvent dire qu’il n’y a ni safe word qui pourrait arrêter une scène ni négociation possible quand la personne dominante décide de quelque chose que ce soit, à l’intérieur ou l’extérieur du donjon. Là où un soumis à des droits dans une relation D/s, un esclave n’en a généralement pas. Il devient essentiellement la propriété de son Maître ou sa Maîtresse, qui peut disposer de son esclave comme bon lui semble. Veuillez bien noter que c’est à la fois extrême et rare, même dans des relations BDSM établies de longue date. Avant de devenir un esclave, une personne soumise aura à servir pendant une longue durée afin de démontrer une stabilité mentale suffisante pour être capable de renoncer à son propre contrôle.

bdsm

Les fétichistes

Les personnes fétichistes ont une fixation sur un objet. Sans qu’elles soient nécessairement soumises, l’objet de leur adoration est vital pour leur satisfaction sexuelle. Certains pensent que les fétichistes ne se situent pas sur le spectre D/s, mais il y a pourtant beaucoup de fétichistes qui trouvent ce qu’ils cherchent dans le cadre du BDSM. On pense souvent aux fétichistes des pieds ou des chaussures, ils sont effectivement fréquents, mais il y en a bien d’autres. Cela pourrait être un fétichisme des foulards, de certains types de matériaux (cuir, vinyl, latex ou autres), des ongles fraîchement vernis, des chaussettes sales, des rousses… J’ai ainsi dans mon cheptel un fétichiste dont je dis en riant que je n’existe à ses yeux qu’en dessous de mes genoux (il est fétichiste du latex et des pieds). Il n’est pas du tout soumis, mais il a besoin de toucher mes pieds recouverts de latex pour être satisfait sexuellement.

Fetish Mistress

Les masochistes

Les masochistes sont ceux qui recherchent le plaisir par la douleur. Quand on pense à la scène stéréotypée d’une femme tout de cuir vêtue fouettant son partenaire, ce type est probablement un masochiste. Beaucoup des masochistes que je connais ne sont pas soumis, malgré leur besoin d’être humilié ou dégradé, physiquement ou mentalement pendant les séances. Le masochisme peut aussi être auto-infligé, ce qui valide bien qu’ils ne sont pas nécessairement soumis.

Les sissies et travestis 

Les sissies et les travestis sont des hommes qui portent des vêtements et du maquillage de femmes et adoptent un comportement féminin. Généralement parlant, une sissy est “forcée” par sa Dominatrice à s’habiller en femme tandis qu’un travesti le fait de son propre chef. S’ils peuvent ou non vouloir vivre leur vie en tant que femmes, il y a différentes causes qui peuvent pousser vers cette pratique. Certains peuvent être attirés par l’esthétique de s’habiller avec des vêtements plus féminins. D’autres trouvent cela humiliant. Je refuse de participer à des séances de travestissement basées sur l’humiliation car je ne vois rien d’humiliant à être une femme. Pour d’autres, c’est l’occasion de casser les stéréotypes sur la masculinité et la féminité. D’autres enfin aspirent à créer une relation plus féminine avec leur Dominatrice car, généralement parlant, deux femmes interagissent différemment d’une femme avec un homme.

Il peut y avoir beaucoup de fluidité entre ces différents rôles. Un esclave peut être fétichiste sans être masochiste (espérons que sa Dominatrice ne soit pas sadique !). Un travesti n’est pas nécessairement soumis mais pourra prendre plaisir à porter les beaux vêtements que seules les femmes peuvent porter. Une dominatrice pourra être masochiste. Comme avec toutes les pratiques BDSM, il n’y a pas de règles si ce n’est qu’elles doivent avoir lieu entre deux adultes consentants. Un jour quelqu’un pourra s’identifier en tant que soumis, le lendemain se rendre compte qu’il est fétichiste et le suivant porter une belle robe et des talons hauts. Les humains évoluent constamment, que ce soit dans le cadre du BDSM ou non. Si vous naviguez entre ces différents rôles, pas de problème. Restez en sécurité et restez kinky !

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BDSM et Kink chez soi

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Pour ceux  qui commenceraient tout juste le BDSM, je vous conseille de commencer avec des objets du quotidien, avant d’aller acheter du matériel onéreux qui pourrait ne plus vous plaire par la suite. Vous n’avez pas besoin d’investir dans des martinets et des fouets hors de prix ; il vous faut juste un peu de créativité.

Quand on s’engage dans n’importe quel type de jeu BDSM, il est important de définir des limites avant de commencer, et de s’y tenir. Commencez doucement et montez au fur et a mesure.

Définissez des safe words (des mots pour ralentir or arrêter les jeux. Les plus courants sont : vert, jaune, orange, rouge). Respectez votre partenaire et rappelez vous que c’est un jeu.. Preparez-vous pour subdrop. 

BDSM à la maison et le détournement des objets

J’utilise régulièrement des objets du quotidien lors de sessions. J’adore pervertir les objets les plus banals. Si vous avez lus des posts plus anciens, il y a eu des éléments BDSM assez tôt dans mes expériences sexuelles, même si je ne m’en rendais pas compte a cette époque.

Un de mes tous premiers partenaires sexuels adorait l’anal. Jeune et naïve comme je l’étais, j’ai mis toutes sortes de choses dans son cul ( qui a la réflexion n’étaient pas toutes « safe« ). Nous utilisions aussi des cuillères en bois pour les jeux d’impacts, des bougies et des cure-dents pour nous donner plus de sensations.

J’utilise encore certains de ces objets aujourd’hui, et j’adore transformer des objets trouvés en quincaillerie ou aux puces en instruments avec lesquels je peux torturer mes victimes.

Commençons par la cuisine (mon endroit préféré à la maison). J’ai déjà mentionné les cuillères en bois et les cure-dents. Les spatules en caoutchouc sont aussi très bien pour les jeux d’impacts car elles font un son très amusant quand elles giflent les parties charnues des fesses de vos partenaires.

Faites attention à l’endroit où vous frappez : voici quelques images pour vous aider.

Et pourquoi pas une fourchette ? Laisser des marques sur la peau délicate de votre partenaire. Et pourquoi ne pas la laisser parcourir sa chevelure ?  J’en frissonne rien qu’en y pensant.

La ficelle de cuisine peut être utilisée pour le bondage, la torture des tétons ou le CBT. Soyez sûrs de toujours avoir des ciseaux de sûreté avec vous si jamais un bondage devait être trop serré.

La glace est amusante pour des jeux de sensation. Passez la sur tout le corps de vos partenaires; en la faisant fondre goutte a goutte un peu partout. S’ils sont un peu maso; vous pouvez ajouter du sel, ce qui fera baisser la température de la glace et pourra causer des brûlures légères.

Le gingembre est régulièrement utilisé pour une pratique appelée « figging« . Prenez un morceau de gingembre épluché et insérez le dans l’anus. Cela entraîne une douce brûlure qui est juste délicieuse. Vous pouvez aussi le frotter sur d’autres muqueuses pour d’autres sensations. Certains vont bien plus loin avec d’autres substances brûlantes, mais je recommande toujours de commencer doucement et d’aller plus loin ensuite. Rappelez vous que vous pourrez toujours intensifier les choses une prochaine fois, mais finir une session qui a été trop intense n’est amusant pour personne.

Et si vous faisiez agenouiller votre partenaire sur du riz sec ? Cela n’a l’air de rien mais après quelques minutes, ce peut être très difficile. Personnellement je demande à mes soumis de ramasser les grains ensuite, cela leur fait une bonne leçon de patience..

Si vous souhaitez un peu plus de danger; les couteaux font de merveilleux outils. Bandez les yeux de votre partenaire et frottez les juste à côté des leurs oreilles. Uniquement cela les fera frémir par anticipation. Puis passez les lames froides sur leurs peaux, en passant délicatement sur les parties les plus sensibles. Souvenez vous qu’il y a 2 côtés sur un couteau. Jouez de façon safe, notamment quand vous faites des jeux psychologiques intenses.

Même si une part de la joie prodiguée par le BDSM est basée sur la peur, la première des priorités est votre sécurité ainsi que celle de votre partenaire.

Je suis une grande adepte du « Splosh » ou les jeux avec la nourriture. On peut utiliser un grand nombre de pratiques comme jeter de la nourriture sur votre partenaire, la frotter sur son corps ou mâcher et lui cracher dessus. C’est à la fois drôle et humiliant. Il y a quelque chose de tellement enfantin que généralement mon partenaire et moi explosons de rire de façon incontrôlable pendant une session.

A propos de nourriture et d’humiliation, vous pouvez ordonner à votre soumis de manger dans une gamelle pour chien à même le sol. C’est un moyen rapide de le déshumaniser et une forme de dégradation souvent utilisée. Vous voulez aller encore un peu plus loin ? Alors transformez le en cochon qui se roule dans la nourriture. Forcez le à faire des bruits de cochon quand il en mettra de partout. N’oubliez pas d’utiliser une bâche pour que ça ne salisse pas tout..

La cellophane est parfait pour la fornophilie (le fait de transformer une personne en objet). Je utilise pour cela beaucoup de rouleaux de cellophane, qui transforme mes soumis en table humaine et en chaise, en bureau, lampe ou n’importe quoi que vous pourriez imaginer. J’adore le bondage avec cellophane, car c’est assez restrictif et vous pouvez facilement faire des trous aux endroits que vous souhaitez torturer. Bien sur, pas de cellophane sur le visage, un soumis mort ne sert à rien !

Les pinces à linge sont parmi les objets du quotidien les plus populaires pour les jeux BDSM. Vous pouvez les utiliser en sécurité à peu près partout sur le corps. Croyez-moi, c’est testé et approuvé ! Il y a différents types de pinces à linge, testez les sur vous avant des les utiliser sur votre partenaire. Commencez avec des pinces classiques en bois / bambous. Les plus grandes sont moins fortes que les plus courtes. J’en ai des centaines (milliers ?), dont je me sers selon ce que je souhaite torturer.

Un point important : quand vous les enlevez cela fait encore plus mal que quand vous les mettez, car le sang revient dans la zone pincée.. Profitez de cela en appuyant sur cette zone. Oui, je suis méchante.

Des baguettes chinoises peuvent être utilisées pour de nombreux jeux. Vous pouvez les lier avec des élastiques pour créer des sortes d’étaux pour les tétons, les oreilles les orteils ou toute autre partie saillante du corps.. Vous pouvez les attacher avec du film alimentaire ou du lien à bondage et taper sur les tibias, cela donne l’impression au soumis qu’on lui tape directement sur les os. Mon utilisations favorite est de les utiliser pour dilater l’anus ou le vagin. Commencez avec 8 baguettes dans un préservatif, puis insérez les une par une, jusqu’à ce que vous en ayez 30, 40, 50.. ou plus. Un de mes partenaires en a eu 100, mais nous pratiquons depuis longtemps. Nous aurions pu aller plus loin, mais je n’avais plus de baguettes !

Les capsules de bouteilles. Je me souviens d’une course entre 2 femmes avec des capsules scotchées sur la plante des pieds. C’était très amusante ! Vous pouvez aussi les attacher ensemble et les entourer autour du corps à des endroits stratégiques. Comme avec les pinces à linge, quand vous les retirez, le sang qui revient cause une douleur temporaire.

Les élastiques sont aussi de superbes jouets. Enroulez les autour de différentes parties du corps, tirez et relâchez. Selon la force des élastiques et la distance à laquelle vous tirez, cela peut être très douloureux.Vous pouvez lier plusieurs élastiques pour les mettre autour du torse. Attention car cela laisse souvent des marques; particulièrement sur les zones sensibles que sont l’abdomen, les côtes, ou l’intérieur des bras et des jambes.

Utiliser des dés ou des jeux de cartes peut aussi être rigolo. Ecrivez une liste de 6 choses que vous souhaiteriez faire et laissez le destin décider.. vous pouvez avoir une carte pour déterminer le nombre de fessées qu’ils recevront, combien d’orgasmes ils auront dans la semaine, combien de temps ils devront rester dans une position donnée.. et ainsi de suite.

Ce n’est bien sur que le début. Regardez autour de vous et soyez créatifs avec ce que vous avez sous la main.

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