A Witch at the Justice Room

Le train m’emmène vers Inanna. Dedans, je me surprends à écrire un texte que j’ai envie d’écrire depuis une semaine, mais que je ne fais pas, et le publie même sur FetLife. Je me sens plutôt bien après avoir écrit.

Je me réjouis d’aller jouer aujourd’hui et d’avoir un week-end spanko qui m’attend derrière. 

Je marche vers Inanna en me disant que peut-être je vais pleurer, mais peut-être aussi que je vais rire ! Et ça, c’est cool !

Je lui ai envoyé un mail d’idées la semaine dernière. Je ne sais pas si elle va s’en servir ou pas du tout. J’en parle avec une amie.

— Je ne pense pas qu’elle va s’en servir, je suis sûre que non, même. Elle est débordée en ce moment… Elle a autre chose à faire qu’à penser à préparer une séance comme ça.

— T’es sûre de ça ?

— Oui, je suis sûre… En plus, hier, elle m’a dit de monter direct ! S’il y a quelque chose de prévu, elle aurait besoin de savoir quand je suis arrivée, quand même.

— Ben justement ! Préviens-la quand même, on ne sait jamais !

Je préviens et je monte… Dans les escaliers… je ne suis plus sûre de rien… J’arrive au dernier étage, j’entends la porte qui s’ouvre lentement. J’arrive devant… Je m’avance. Elle est derrière la porte… J’ai face à moi… un mélange de Bellatrix Lestrange avec une perruque rouge et de The Grudge.

Je ris à gorge déployée ! Elle l’a fait ! Évidemment qu’elle l’a fait !

Son regard est flippant ! Il l’est toujours, mais dans cette tenue, c’est encore mieux ! Elle a le visage maquillé, des symboles sur la peau et une longue robe qui fait vraiment sorcière. La pièce est tamisée. Elle est tellement dans son rôle que je pourrais presque en oublier que c’est Inanna derrière.

J’essaie de respirer un coup pour me calmer, car je ris tellement. Je veux quand même profiter de la séance ! Je sais que je vais me marrer souvent, mais un peu de sérieux quand même si je veux le vivre pleinement.

Je commence à retirer mes affaires pendant qu’elle continue à me regarder comme une psychopathe ! Elle se met soudain à rire comme une sorcière ! Putain, ne ris pas !

Et en même temps, je sursaute ! Elle me fonce dessus et me fait un peu mal ! La musique dans la pièce d’à côté est digne d’un film d’horreur : des rires aigus, des gens qui crient sous la torture. Elle me fait signe de mettre ma veste sur le portemanteau. Elle me montre la salle de bain. Je lui dis :

— Je vais m’enfermer, hein, car tu me fais peur quand même !

Je ferme la porte en me disant qu’elle est complètement tarée, mais que, purée, ça promet !

Je me lave très vite ! Je suis propre, de toute façon. Je me lave les dents et je toque. Je ne m’agenouille pas ! On ne se soumet pas à une sorcière, ce n’est pas Inanna qui est de l’autre côté de la pièce.

Pas de bruit… À part les cris de torture, j’entends des bruits de respiration de plus en plus forts ! J’ose dire :

— Madame la sorcière, j’ai le droit de sortir ?

Bordel, Justine, un peu de sérieux, elle va te torturer, c’est sûr, alors arrête de faire la maligne !

La sorcière entre dans la salle de bain violemment. Elle me jette des cordes sur le corps, elle s’approche de moi et me bande les yeux. Les gestes sont brusques, elle est en train de me saucissonner. Je sursaute, je ris aussi un peu, mais au moins, je ne la vois plus !

J’ai les mains attachées devant moi et des cordes sur tout le haut du corps. Elle me chope et m’emmène jusqu’au donjon. Avant d’entrer, elle me hurle dans les oreilles !

— Aïe, je n’ai plus de tympans ! Mais tais-toi !!!

Elle se fait de plus en plus brusque… Les bruits vers le donjon font vraiment flipper.

Il y a une créature là-dedans qui va me bouffer ou quoi… Je pense que c’est elle qui va me bouffer, surtout, oui, comme la sorcière de Hänsel et Gretel : le but, c’est de me cuire !

À l’entrée dans la pièce, l’enregistrement me dit d’une voix de fantôme :

— Get out!

— Ben, je veux bien, moi, mais je ne peux pas !

Elle est toujours silencieuse…

Silencieuse ? Elle n’arrête pas de rire de façon aiguë et de crier d’un coup, et tu dis silencieuse ?

Ben, elle ne parle pas, quoi !

Elle me fait comprendre par à-coups sur mes jambes et les cordes que je dois m’agenouiller. Je m’agenouille et j’attends. Je ne vois rien, je l’entends… Elle me fait mal par moments : un coup sur le sein, des points de pression sur l’aine… Puis mes pieds !

Elle attrape mes orteils et les touche un par un.

— Il y en a cinq ! dis-je.

Mais Justine, arrête de faire la maligne !!!!! Ben oui, mais elle ne parle pas ! Ça me met mal à l’aise ! Je provoque pour voir une réaction… Enfin, entendre, plutôt !

Elle continue son manège, orteil après orteil, puis soudain enfonce son ongle dans le creux de l’un d’eux ! Ça fait un mal de chien !

Je crie ! Je me débats, ça fait trop mal ! Elle continue… Reprend mon pied et recommence à m’enfoncer ses ongles partout ! Mon pauvre pied gauche ! Oh non, elle prend le droit, maintenant…

Et elle recommence… Un orteil, deux orteils, trois orteils… Quand est-ce qu’elle va appuyer et me faire mal ? Bien assez tôt !

— Aaaaaaahhh ! Non, non, non ! Noooooon !!!!

Elle enfonce ses griffes de sorcière dans mes pieds… Pffff, jamais elle ne les laissera tranquilles !

Elle attrape mon pied gauche et l’attache en l’air. Je suis maintenant suspendue par la cheville ! Au début, les liens me font mal, mais plus ça avance, moins je sens la corde !

Parfois, Sorcière Inanna a un langage corporel particulier qui fait mine de vouloir me faire quelque chose au pied, alors qu’elle vérifie juste s’il reçoit encore assez de sang. Mes mains aussi. Elle tire également sur mes liens corporels, histoire que la corde ne me bloque aucun nerf. Ces petits gestes sont incorporés dans le personnage, mais je les vois ou les sens et me rappelle que, même en sorcière, je suis toujours en sécurité le plus possible.

Après quelques douleurs, je la sens à mon oreille qui respire, sa perruque sur moi, puis plus rien… Je ne l’entends plus… Je ne vois toujours rien… Elle est sortie du donjon ?

Elle rit ! Ah non !

Les musiques de tous les films d’horreur possibles défilent dans la pièce et tombent toujours juste, parfaitement avec la scène en cours ! Je trouve ça génial ! Un état de tension extrême, et la musique d’Halloween retentit, par exemple.

Mais pour le moment, j’attends… J’entends de l’eau qu’elle verse. Au bruit, je dis :

— Oh non ! Puis c’est de l’eau chaude, en plus !! Elle va m’ébouillanter ?

Elle me retire soudain mon bandeau. Elle est à ma droite, je suis toujours attachée par terre, jambe tendue, et la vision première que j’ai : le visage de sorcière d’Inanna derrière de la vapeur d’eau à profusion qui sort d’une casserole !

Elle me regarde et casse quelque chose qui ressemble à des os — de l’ail — et le jette dans l’eau. Je ris, puis moins, car la casserole est proche de moi et je reçois des projections d’eau bouillante !

— OK, vous faites une potion, avec des os ! J’ai compris ! Mais elle en met combien, bordel ?

Elle se lève d’un coup, va vers mon pied et sort un couteau !

Maudite psychopathe !

— C’est pas obligé, hein ! Non, non, il n’y a pas besoin !

Alors que, deux minutes avant, je me débattais énormément car elle me pinçait l’intérieur des orteils super fort, quand elle décide de s’amuser avec son couteau sur mon pied, bizarrement, je parviens à me contrôler ! Pas envie de perdre un orteil !

Elle fait mine de me couper un orteil et de le mettre dans le chaudron-casserole ! Comment fait-elle pour être aussi sérieuse, purée !

Je ne fais que rire depuis tout à l’heure, entre deux hurlements et moments de tension ! Dieu qu’elle est forte !

Elle me monte dessus et m’arrache des cheveux qu’elle met dans la casserole ! Elle met ensuite des épices… Du poivre… Et d’autres choses… Du thé aussi !

Elle m’en jette dessus ! Et……  rire de sorcière !

— Vous allez me jeter un sort ?

Aucune réponse !

— C’était pas obligé, une méchante sorcière ? Ça pouvait être une gentille !

Aucune réponse !

Elle sent sa potion, sort de la pièce… Je la suis du regard, elle est partie chercher une tasse.

Elle marche comme une morte-vivante depuis le début ! Flippante !

Elle revient, tasse dans les deux mains ! Elle me regarde et fait un mouvement brusque, théâtral, de retournement de tasse ! C’est absolument n’importe quoi !

Je ris ! Et enfin… Elle explose de rire ! Elle tient depuis tout à l’heure alors qu’elle fait n’importe quoi, mais ce détail complètement absurde la fait craquer et ça me fait mourir de rire ! Je lui tourne la tête tout de même, je veux l’aider à retourner dans le rôle ! Je respire pour ne pas partir en fou rire. Elle réintègre le rôle parfaitement. Elle verse la tasse dans la casserole et boit une partie de son contenu !

Cette femme est folle, mais je sais qu’elle va finir par me le faire boire et je n’en ai aucune envie !

Ah non… C’est pire ! Elle prend la tasse et me la verse sur le visage, j’en avale. Ça sent l’ail à foison ! C’est pas si horrible, c’est pas bon, mais ça ira. Mais elle continue ! Elle s’approche de plus en plus de ma bouche, essaie de la maintenir ouverte. Je reçois des projections de potions partout sur le corps, du ventre aux cheveux ! Je dis :

— Mais c’est dégueulasse, en plus !

Elle met ses doigts dans ma bouche, elle appuie sur mes gencives, sur les côtés de ma langue. Je crie ce que je peux, ça fait mal et l’absurdité de la scène me fait aussi beaucoup rire !

Elle continue ! Je me débats tellement que je ne comprends pas tout de suite ce qu’elle me met dans la bouche ! Puis, au goût, je comprends : une gousse d’ail. Elle me frotte les gencives et les dents avec ! Je manque à plusieurs reprises de vomir. Je l’entends glousser telle une sorcière. Je ne me laisserai pas avoir comme ça ! Elle me met plusieurs gousses dans la bouche et elle ferme ma bouche. Je parviens cependant toujours à les recracher ! Elle essaie de m’étouffer en bloquant ma respiration, je me débats !

Tu ne m’auras pas, vilaine sorcière !!!!!

Elle reprend la gousse et me l’enfonce dans le nez, puis dans les oreilles et de nouveau dans ma bouche ! Elle veut que je l’avale, mais non ! Elle se colle à moi et me dit :

— No vampire!!!!

C’est la première fois qu’elle parle ! Je ris ! Elle en profite pour remettre la gousse ! Elle use de tous les stratagèmes ; me faire mal à l’aine et me frapper pour que je crie en font partie !

Mais je ne l’avalerai pas !

Alors que je crois que c’est enfin terminé, elle recommence à remplir la tasse !

Je ris, je dis :

— Mais c’est pas possible ! Elle en a fait pour un régiment !

Je l’entends sourire et la torture à la potion à l’ail continue !

Elle a trouvé une méthode pour que je garde la bouche ouverte ! Elle se lève et arrive avec son bâillon écarteur de bouche !

Oh non !!!!

Elle me fait signe de la tête que si ! Elle me met le bâillon, j’ai la bouche grande ouverte et elle y met sa potion et de l’ail. J’essaie de recracher, mais le réflexe d’avaler ne me vient pas ! Celui qui vient est d’éviter de m’étouffer ! Tout ce que je veux, c’est que ça sorte !

Je me tourne brusquement sur le côté pour faire sortir l’ail de ma bouche ! Elle réagit hyper vite et me retire le bâillon ! Je recrache ce qu’il y a dans ma bouche !

Elle finit par me mettre un chiffon sur la tête et verse le contenu de la tasse dessus ! Je retire le tout en m’agitant.

Je ne sens plus mon pied et je sens l’engourdissement jusqu’à mon genou, je le lui dis. Elle me fait un signe de tête et le détache ! Non sans s’amuser à le frapper en rythme pendant que la circulation du sang revient ! Méchante sorcière !

Elle attache maintenant la jambe au sol, nettoie le bordel qu’on vient de mettre du mieux qu’elle peut et me pousse sur le ventre au milieu de la pièce.

Je la regarde… Elle s’accroupit et rampe jusqu’à moi et me mord super fort dans le dos. Je me retiens de hurler et respire le plus possible ! Elle me fait tellement mal !!!!! Mais en même temps… La morsure me procure un lien direct, que je n’arrive pas trop à décrire ! La douleur lancinante de cette morsure restera jusqu’au surlendemain ! Ce n’est même plus me mordre, à ce niveau, c’est me manger ! 

Elle se relève. 

Elle entre dans la pièce, elle en sort !

Elle entre dans la pièce ! Elle en sort ! 

Elle entre dans la pièce… Elle en sort !

Je ris ! Elle s’arrête, elle ne bouge plus ! Puis se met à crier. 

Elle me montre maintenant une poupée vaudou qui est suspendue dans le donjon. Je dis :

— Oh non, mais du vaudou ! Je n’avais même pas vu !

Elle me montre une boîte d’aiguilles !

Mon Dieu ! Qu’est-ce qu’elle va me faire ?

Mon cerveau pense à mille scénarios ! Me planter des aiguilles en fait bien sûr partie !

Et c’est parti pour tout un cérémonial ! Je suis attachée au sol, les jambes et les bras écartés à leur maximum, à tous les coins de la pièce ! Complètement à sa merci, d’ailleurs elle m’est déjà montée dessus, puis s’est assise sur ma tête ! 

La musique de la famille Addams retentit alors qu’elle est sur moi !

— Tu fais une belle Mercredi, lui dis-je !

— Ouille !!!!

Elle joue plutôt à la Chose avec mes seins !

Putain !! Ça fait mal ! J’ai encore manqué une occasion de me taire !

Elle me montre les aiguilles et plante une aiguille dans le bras de la poupée ! Puis elle s’approche de moi avec un feutre rouge et me dessine sur le haut du bras ! Elle plante maintenant la cuisse et fait une spirale sur la mienne ! Elle plante le pied !

Quoi qu’elle fasse, ça ne va pas me plaire, alors je dis :

— Oh, mais non !

Elle fait si, si de la tête ! Et me fait une trace de son feutre sur le pied ! Elle reprend la poupée et plante l’aine !

Roh, mais c’est pas possible !

Et à nouveau, elle dessine sur le haut de ma cuisse et, enfin, le côté de mon sein droit,  se retrouve avec une ligne courbe ! Elle me regarde et, comme si ça ne suffisait pas, me fait des traits  sur les yeux comme si elle allait les coudre !

Psychologiquement, tout ça marche parfaitement bien ! J’ai peur, maintenant !

Elle me met un foulard sur la tête !

Oh non, ça m’empêche de bien respirer, ça ! M’en fous, je souffle dessus pour me faire de l’air ! Elle s’en aperçoit et le remet ! Pfff !

Elle s’assoit sur moi… Je ne vois pas ce qu’elle va faire… Quand…

clac, clac, clac, clac, clac, clac, clac, clac

En rythme, elle frappe mon bras avec une badine !

Au début, ça pique, puis ça brûle, puis c’est l’horreur ! Je respire et me concentre sur ma respiration le plus possible ! Mais elle accélère la cadence et ma respiration ne suffit plus ! Chaque coup porté à mon bras est comme un coup de couteau qu’elle enfoncerait dans ma chair, tellement la douleur est vive !

Mes larmes coulent sans même que je puisse les moduler ! Je me débats, mais rien à faire… Elle continue ! Je crie :

— Non, non, non ! Non, non ! Non !!!!

J’ai le temps de penser qu’il faut que j’arrête de dire non ! Ça l’alimente. Mais je n’y arrive pas !

Elle arrête enfin. Mais… L’endroit est tellement meurtri que la douleur continue alors qu’elle ne le touche plus.

Elle passe maintenant à la cuisse. Mon corps est plus résistant sur cette partie… Ma respiration suffit à moduler ma douleur. Ça fait mal, mais je peux le gérer ! Pendant qu’elle frappe la cuisse, je ne peux m’empêcher de penser qu’elle va bientôt faire pareil à mes pieds ! Je veux qu’elle arrête ! Menteuse !!!!!!!

Mon pied suit, je crie :

— Non !

Avant même qu’elle s’en approche.

Je respire de plus en plus fort ! Le foulard sur moi monte et descend, mais plus la cadence augmente, pire c’est, et me débattre n’arrange rien, ça me fait juste mal au bras ! Je ne peux plus ! Je le dis :

— Je ne tiens plus !

Ce n’est pas un safeword, mais j’ai le visage en larmes et mon énergie diminue de seconde en seconde… Je ne veux pas avoir à en utiliser un.

Elle lâche mon pied… Et remonte à l’aine ! C’est moins douloureux que je ne le pensais. Le sein fera plus mal, mais tout de même moins que le bras et le pied.

J’essaie de m’échapper comme je peux ! Mais je ne peux pas ! Le tour est fini ! Il n’y avait plus d’aiguilles plantées ailleurs sur la poupée. Je diminue ma respiration… Et c’est le moment qu’elle choisit pour frapper mon bras à nouveau, puis ma cuisse, puis mon pied, puis l’aine, puis mon sein, puis mon bras !

Je hurle à chaque fois qu’elle le touche ! Je suis en larmes pendant qu’elle joue de la batterie sur mon corps ! J’ai atteint le point où j’ai oublié que je l’aime fort. Elle  est maintenant mon ennemie, elle ne me veut que du mal, c’est certain ! Ma vulnérabilité est au maximum, j’oublie que c’est Inanna.

Elle arrête, je suis en larmes derrière mon foulard. J’entends le bruit des pinces. Elle m’en met une sur mon bras meurtri.

Je vais crever ici, c’est sûr !

Elle pince les autres zones, mais je ne sens que celle du bras, c’est une horreur !

Elle retire le foulard ! Elle n’a plus sa perruque de sorcière. Timing parfait ! J’avais besoin de revenir à la réalité. Ce changement minime me fait revenir à moi, même si je suis ruisselante de larmes !

— Hey, ça va ?

Je dis oui, mais au fond, je suis super vulnérable : j’ai besoin d’un moment. Elle me dit :

— Tu as besoin d’une pause ?

Je fais signe de la tête que oui…

Elle s’assoit près de moi, retire les pinces et me prévient quand elle retire celle du bras doucement. Je couine. Il ne reste que celle du pied, qui choisit ce moment pour glisser de plus en plus et donc me faire un mal de chien !

Elle me caresse les cheveux et le visage, essuie mes larmes… Je respire quelques secondes…

Elle me regarde et dit :

— C’était pas une bonne idée de me donner des idées, tu sais !?

Je souris et lui fais signe que si !

Elle rit.

She said to me:

— Tu pues l’ail, tu sais !

Je souris…

Elle remet maintenant les pinces où elles étaient ! Quand le mot red apparaît dans ma tête !

La pince de mon pied tombe !

Ah, voilà pourquoi, c’était horrible !

Elle la remet, mais ça fait moins mal, la première pinçait sûrement moins de peau !

Elle s’approche de moi avec un vibromasseur !

Ouh, celui-là, je l’aime bien, mais… Quand c’est elle qui le tient, bizarrement, ça m’inquiète plus que ça ne m’enchante !

Au début, je ne sens rien, elle va en chercher d’autres.

Oh mon Dieu !

Je ne sais pas pourquoi je contracte volontairement le périnée pour limiter le plaisir. Je crois que je me doutais que plus vite il viendrait, plus vite j’allais devoir bouger et que ça allait faire mal ! Puis j’ai fini par lâcher ! J’atteins à plusieurs reprises le point d’orgasme et mon corps se contracte, jusqu’à ce que je ne puisse plus vraiment et que je me mette à crier de douleur car : elle continue juste un peu après et je reçois un coup d’aiguille dans le clitoris, et mon corps bouge tout seul et réveille la douleur des pinces de mon pied et du bras !

Elle rit chaque fois que le plaisir se transforme en douleur. Elle me laisse peu de répit, j’hésite entre : Oh wooooooh, c’est trop cool ! Et Putain, ça fait mal !

Bref… Comme d’habitude, quoi.

À la toute fin, dans un pic de plaisir, elle retire les pinces vite, une à une ! Je crie, mais c’est moins pire que je ne le pensais !

Merci, clito !

Je me sens mieux !

Bah, tu m’étonnes !

Même sans perruque, elle reprend un rôle de sorcière, enfin, si tant est que ce fût réellement un rôle ! Oups…

Elle cesse à nouveau de parler… Et me jette un liquide sur le corps !

Elle me dit, avec sa voix de sorcière :

— Poison !

Je souris…

On va surtout faire du wax play ! Cool !!!

J’ai une petite appréhension, quand même. Surtout qu’elle vient de mettre un nombre pas comptable de pinces sur mon sexe, qui ne font pas mal du tout, mais qui, je le sais, vont être une torture à enlever ! Elle s’amuse à les faire gigoter pendant qu’elle m’enduit de poison. Elle met son pied froid sur mon bras aussi ! J’ai mal dès qu’on l’effleure ! Que dis-je… J’ai mal même quand on ne le touche pas !

La voir au-dessus de moi, bougie à la main et cire qui tombe sur mon corps, me fascine quelques minutes tellement c’est beau… Puis je me laisse porter par les mille petites aiguilles que ça me procure. Elle descend de plus en plus et la brûlure se fait plus intense, mais vraiment, j’adore cette pratique !

J’adore, j’adore, j’adore, j’adore !!!!! Je me sens tellement bien !

 Ah non, j’aime moins les pinces qu’elle enlève !

— Aïeuuuuuh !!!!!

Elle tape avec son doigt sur mes lèvres endolories !

— Aïe !!!!

J’ai maintenant de la cire partout et il faut la retirer. Elle passe un moment à la retirer au glaçon et au couteau ! Le glaçon est désagréable, le couteau moins…

Pardon ? T’as vraiment dit ça ?

Ben oui ! Mais c’est pas ma faute, c’est vrai !

Alors qu’elle se relève, couteau à la main, elle grimace de douleur !

Elle me dit qu’elle déteste sa coach.

— Je partage !

— Toi aussi, tu la détestes ? On la déteste ensemble ?

— Oui, oui, je la déteste !

Je ne peux rien dire d’autre, elle a un couteau à la main !

Elle exerce une pression sur mon corps !

— Mais moi, je l’aime, tu sais ! Comment ça, tu la détestes !

— Moi aussi, je l’aime ! Tout pareil que toi !

Elle rit ! Moi aussi !

Me voilà enfin détachée.

Et de nouveau, Inanna redevient la sorcière. Elle me donne des ordres par gestes, sans utiliser sa bouche, me montre la cage ouverte. Puis la camisole, elle me l’enfile. Se moque de moi car je bouge mes jambes pour les réveiller après être restée attachée si longtemps !

Bon, OK, ça, c’est pas la sorcière…

Elle part chercher une cagoule de privation sensorielle que je sais intense. Je peux respirer là-dedans, même si je m’intoxique à l’ail, mais c’est pas des plus agréables. Mais pour le bondage, c’est bien !

Je pense aller dans la cage quand…

Ah bah non ! Elle va me taper ! J’aime encore moins la cagoule, alors !

Elle me fait comprendre de me pencher devant la cage. Elle n’a pas enfermé mes bras en câlin ! J’ai les manches de la camisole sur le haut de la cage, qu’elle a bloquées avec du poids pour que je ne puisse pas bouger. Je suis un peu petite pour tenir dans cette position, alors j’ai les fesses penchées, mais les jambes sur la pointe des pieds.

Elle n’a que peu touché à mes fesses aujourd’hui, quelques claques à la main de temps en temps, mais cette fois… Je comprends très vite que ça va être rapide, mais intense !

Elle commence avec un instrument dont j’oublie systématiquement le nom, mais qui a plusieurs badines et un seul manche ! Habituellement, j’aime bien ! Aujourd’hui, je n’aime pas ! Rapide et intense, on a dit ! Ça chauffe très, très vite pour un cul tout blanc ! Je gigote déjà du bas.

Elle enchaîne avec un instrument bien plus cinglant !

Un fouet ? Non, ça ressemble en sensation, mais ce n’est pas ça ! Langue de dragon ? Hum… On s’en fout, c’est cool ! Ah non, là, ça fait mal ! Bah oui, mais c’est cool !

— Ouille !

Ah, ça, c’est un fouet !

— Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe !

Je recommence à gigoter…

Puis…

Oh non ! Elle veut m’achever !

La sensation sur ma fesse est claire avant même qu’elle frappe ! Elle a pris une canne !

— Ouille ! Mon Dieu ! Ah ouais, d’accord ! Ouille ! Ah, ouille !

Et voilà, je l’avais dit !

Je suis encagoulée, ça ne devrait pas du tout, mais je sens Sophie qui débarque du plus profond de mes tripes ! Elle tanne la peau de mon cul et je commence à lâcher ! Je respire comme un buffle, mais surtout, je pleure à chaudes larmes ! Ça a été très rapide pour en arriver là avec la canne.

Elle continue un peu en rythme, puis arrête… Elle me détache, je voudrais qu’elle retire ce maudit masque que je remplis de larmes… Mais je la sens qui me pousse en arrière brusquement et me pousse pour que je m’accroupisse. Je n’ai même pas le temps de réaliser ce qu’il se passe que je suis enfermée dans la cage, toujours en larmes !

Je tente de me contenir moi-même, mais la position, tête baissée, me bouche la respiration reniflante que j’ai !

Je veux tellement un câlin ! Je veux sortir de cet endroit et ne plus jamais y revenir !

Elle est méchante ! Elle m’a tapée et elle me laisse croupir ici…

Je pleure de plus belle !

Je ne veux plus ! Je ne veux plus ! Je ne veux plus !

Je l’entends qui range la pièce autour.

Je suis en position semi-allongée, des orteils collés aux barreaux.

Je veux sortir, sortir, sortir ! Je ne veux plus jamais revenir ici ! Elle me déteste ! Moi aussi ! Je veux me cacher sous une couette ; qu’on me prenne dans les bras ! Mais loin d’ici ! Loin d’elle ! Méchante !

Je continue de pleurer !

Sophie ne supporte pas d’être dans cet environnement après des coups de canne ! Je n’avais pas prévu qu’elle débarque ! Je n’ai pas le choix, je dois la faire sortir de moi !

Calme-toi… Calme-toi ! Respire ! C’est fini ! Elle va te sortir de là ! Juste, respire ! N’ouvre pas les yeux, la vue du masque te panique pour rien ! Respire ! Ne pleure plus ! Moi, je suis là…

Mais… Mais…

Tout va bien… Tu vas sortir, je te le promets.

Je sens les mains d’Inanna sur mes pieds, puis le bruit de la cage qui s’ouvre. Je ne sais pas qui en sort ! Justine ? Sophie ? Les deux…

Je suis assise par terre, la tête basse ! Elle me retire le masque, j’ouvre enfin les yeux, je la regarde, elle me dit :

— Je t’adore, tu le sais ?

Je fais signe que oui et plonge dans ses bras. J’ai fait signe que oui, même si, deux minutes avant, je pensais que non. C’est fou comme mon cerveau est fort pour changer d’avis en dix secondes.

Elle essaie de m’enlever la camisole, mais impossible comme ça ! On se relève et, après de multiples câlins, je suis libérée ! Je la regarde en souriant et je lui dis :

— T’es complètement dingo !

Oups… Bon, il paraît que c’est moi !

Je suis dans le train :

Ah, c’était génial !

Euh… Non ! Ton bras est violet et tu vas devoir porter des manches longues à la salle pendant plusieurs semaines ! T’as un bleu sur le sein, des traces de dents dans le dos ! C’est pas ça, génial !!

Bah si !

Pfff, je ne dis plus rien… Tu ne m’écoutes pas ! On en reparle demain, quand tu seras en plein drop…

Mmmh, oui…