My first steps in BDSM - Episode 1

Cela faisait plusieurs années que l’univers FemDom (Female Domination) et du BDSM m’attirait. Quelques lectures et des échanges sur des blogs coquins, la découverte des gravures de Sardax ainsi que le côté dit « transgressif » avaient d’abord suscité en moi de la curiosité, puis un vif intérêt et enfin, la volonté de « toucher du doigt » (autrement dit, de voir en réel ce qui n’était jusqu’à présent que théorie, imagination et disons-le, fantasme). Pas facile en fait, car il y a les obligations et les aléas de la vie, le temps qui n’est pas toujours disponible mais surtout, il faut trouver la bonne personne, la Dame qui saura faire découvrir et aimer cet univers, ce monde, son monde.

Beaucoup de dominas se baptisent en tant que telles mais sont-elles sérieuses, à la hauteur de leur rôle ou des attentes de leurs soumis ? Une rencontre avec une telle Dame repose d’abord sur la confiance, le respect mais aussi le secret. C’est l’exploration de la zone d’ombre que l’on a en chacun de nous et il faut, si l’on veut s’y aventurer, être sûr de la partenaire ou de la Dame qui sera la Maîtresse de ce jeu « entre adultes consentants ». Un jeu qui combine plaisir cérébral et physique ainsi que des émotions qui peuvent être très fortes. J’étais personnellement en quête de plaisir cérébral, la soumission à une Dame étant d’abord pour moi un état d’esprit que je souhaitais concrétiser.

J’ai découvert Madame en « grenouillant » sur le Net. Je ne la connaissais pas auparavant et je l’ai finalement rencontrée presque par hasard. J’ai tout de suite trouvé une très belle femme, amoureuse du cuir. En un mot, j’ai été séduit par son charisme, sa personnalité et disons-le, son professionnalisme. Moi qui suis plutôt fétichiste des femmes en bottes de cuir, j’avoue être très rapidement tombé sous son charme. J’ai ensuite exploré son site, particulièrement complet, plus en détail à chacune de mes lectures et là, j’ai compris que j’avais affaire à la personne que je cherchais pour me soumettre et m’initier à de nouvelles sensations ou à de délicieuses tortures. Je voulais que ce soit elle.

J’ai rempli avec soin son questionnaire qui est très complet et je lui ai envoyé sans me poser davantage de questions. Je n’ai pas hésité. Le questionnaire est important. Madame ne me connaît pas et je dois me présenter à elle, lui exposer mes attentes et surtout, lui montrer le sérieux de ma démarche. Car ce questionnaire, c’est aussi une candidature, autrement dit, un acte de volontariat pour devenir son soumis. Mais la décision finale revient à Madame. Elle seule accepte ou au contraire, elle rejette cette candidature. Elle a ce pouvoir et elle ne transige pas. J’aime personnellement beaucoup l’écriture et j’ai donc pris un vrai plaisir à répondre à ses questions. Et puis bien écrire, sans faire (trop) de fautes, c’est déjà témoigner son respect envers Madame qui n’a d’ailleurs pas tardé à me répondre.

Neuf jours après, Madame me passait autour du cou un collier de soumission en cuir, un symbole aussi beau que fort alors que j’étais intégralement nu devant elle. Elle allait à partir de ce moment s’occuper de moi, me prendre sous son aile protectrice. Comme je souhaitais être féminisé, Madame m’a trouvé une belle garde-robe : très beaux effets (bas, corset de cuir, ceinture, perruque, ballerines) agréables aussi bien à la vue qu’au toucher et au porter. Et Madame a pris aussi grand soin à me maquiller.

Ensuite, ce fut l’admission au donjon : la contrainte entre des bracelets ou des liens de cuir, les pénétrations diverses avec plug ou sonde urétrale (un vrai plaisir !), la torture des tétons … Mais sans pouvoir ne rien voir et ne rien dire, bandeau, cagoule ou bâillon-boule étant de rigueur. .. Et surtout, une belle séance à la croix de Saint-André où martinets et cravache m’ont fait découvrir de nouveaux plaisirs entre deux séances de tortures aux chatouilles.

J’avoue m’être tout de suite trouvé bien, quasiment dans mon élément, dans l’univers de Madame. Pourquoi ? D’abord parce que je voulais le découvrir. Mais surtout parce qu’avec Madame, il s’est créé une véritable complicité, pratiquement un lien invisible au cours de cette séance. Sentir son contact, sa chaleur, c’était plus que rassurant. C’était un plaisir qui s’ajoutait aux autres plaisirs que j’avais à me soumettre à elle, à son pouvoir qu’elle avait sur moi.

En fait, avec Madame, la soumission est autant un plaisir qu’une gourmandise pour fin gourmet, grâce à sa bienveillance, à son autorité, mais aussi à la passion qu’elle met dans ce qu’elle fait et ce qu’elle est. En tant que soumis, j’ai eu immédiatement envie de me donner à Madame et j’ai adoré cela. J’ai pu lâcher prise et je rechercherai à présent des sensations ou des émotions au moins aussi fortes, sinon davantage. Et je sais que Madame saura parfaitement répondre à mes attentes.

.Le retour dans le monde « de tous les jours » s’est fait rapidement et je n’ai guère éprouvé le « subdrop ». Mais il est important de bien se préparer mentalement tout comme physiquement avant le séjour dans le donjon de Madame. En effet, une belle et intense soumission, c’est aussi un beau don de soi à une Dame qui donne également beaucoup de sa personne pour que la magie du « lâcher prise » opère.

J’ai pris beaucoup de plaisir à rédiger mon témoignage et ceci pour deux raisons. D’abord parce que je souhaitais apporter une petite contribution personnelle au site de Madame qui m’a été très utile. Ensuite, parce que les témoignages des autres personnes qui ont été les soumises ou les soumis de Madame m’ont aussi énormément aidé et je voulais, à mon tour, m’inscrire dans cette démarche et aider, qui sait, d’autres prétendants..

Je sais que je continuerai à faire la route ensemble avec Madame pour devenir « sa petite salope soumise » dont elle pourra être fière et m’amener là où elle veut. Et puis, j’ai franchement envie de goûter à ses godes en moi, lorsque bottée et tout de cuir vêtue, elle me prendra vigoureusement et profondément dans mes orifices, y compris le plus intime.

Soumis(e) F.