kidnapping paris

Un planning intense… kidnapping !

Je me surnomme 13, masochiste perdu à mes heures, une psychologie particulière, une passion pour la soumission, un grand dévouement avec parfois une envie de bratitude (téméraire mais pas courageuse) et voilà les ingrédients me composant ? Et aujourd’hui, je vais vous raconter ma drôle d’aventure. Une aventure piquante, drôle, et remplie d’incertitude.

Ma pré-aventure commence en décembre 2022, une idée un peu dingue me vient en tête : un kidnapping grandeur nature. Le jeu de rôle est un segment qui me plaît beaucoup dans le bdsm tout comme les pratiques que cela peut comporter, l’enlèvement est pour moi le scénario idéal regroupant beaucoup de mes kinks et j’en avais terriblement envie. Cependant, n’étant pas une séance ordinaire, bien au contraire, il me fallait trouver la Dominatrice idéale pour me guider dans ce type de projet. Une Dominatrice a qui je pouvais donner entière confiance, carte blanche les yeux fermés et bien-sûr que je connaissais. 

Ma réflexion fut assez courte, voir même rapide, un nom sortait de ma tête Madame Inanna Justice. C’était pour moi la personne idéale, on se connaissait depuis quelques mois venant régulièrement la voir, j’avais lu un article sur un enlèvement qu’elle avait organisé, et pour finir les divers articles sur son site Internet parlant de ce sujet ne pouvait que me rassurer. J’avais pour moi trouver la Dominatrice idéale, de plus Madame Inanna aime qu’on lui donne carte blanche pour construire des scénarios. Elle adore qu’on la laisse jouer avec sa grande imagination alors autant dire que c’était idéal pour moi. Il me fallait maintenant lui envoyer un émail pour la convaincre de mon envie, par chance, je la connaissais déjà bien, une relation de cliente régulière s’était entamée, ce qui rend les choses un peu plus simples. 

C’est ainsi que début décembre ma pré-aventure commence. J’obtiens rapidement une réponse positive à ma demande, puis une visio s’enchaîne quelque temps après, pour en discuter un peu plus en détail. On notera le grand professionnalisme de Madame. Elle me met en garde directement, en me précisant que cela risque d’être intense physiquement et psychologiquement.

Je prends bien en compte sa mise en garde et je lui confirme être prête, je voulais absolument confier ce projet à Madame. L’aspect psychologie me fascine dans ce milieu. Concernant la douleur, je me découvre encore et toujours, difficile pour moi de définir avec une grande précision mes limites. Ce scénario serait une bonne occasion de le découvrir ? Je pense que oui. Madame était contente que je lui propose cette demande, sans trop m’avancer, je pense même qu’il s’agit peut-être d’un tournant de notre relation.

Je lui montrais mon entière confiance, ma dévotion envers elle et par la même occasion carte blanche absolue pour cette séance. Le temps passe, on se retrouve vers janvier, je me devais de réfléchir à plusieurs noms de Dominatrice que Madame m’avait donné. Dans les noms, j’avais reconnu Maîtresse Blanche, avec qui je m’amuse aussi beaucoup, en parallèle de chez Inanna, une patiente régulière qui venait se faire soigner.

Revenons, j’avais bien compris qu’elle ne souhaite pas s’amuser seule. A la fin de ma réflexion, 2 grands noms sont ressortis Maîtresse Blanche (étonnant ?) et Maîtresse Syene. Il s’agit de deux grandes Dames de la scène BDSM, virevoltant par leur talent et leur grande réputation, je ne pouvais que rêver de leur participation. Je transmets les deux noms choisis à Madame Inanna Justice, je lis à travers son mail de retour une grande satisfaction, Madame allait pouvoir s’amuser avec 2 de ses amies.

Bien-sûr, pour moi, cela représente un risque encore plus grand, encore plus de piment, mais qu’est-ce qu’un BDSM sans danger ? Maîtresse Syene et Maîtresse Blanche acceptent bien vite la proposition de rejoindre ce scénario, maintenant que tous les feux sont au vert let’s go ? Non pas vraiment, ce type de séance prend du temps à préparer des deux côtés (Domina et sub), il faut faire preuve de patience. L’envers du décor n’est pas toujours rose, hop on claque des doigts et la séance arrive, je vais vous écrire les raisons d’une autre réalité. La première raison, c’est le temps ! Il s’agit d’une telle complexité de trouver un créneau pour que chacun soit disponible, puis l’argent (pour le/la sub). 

Ah oui l’argent ! J’adore m’aventurer sur des terrains glissants comme celui-ci. L’argent un tabou, même dans le milieu BDSM et encore plus pour payer des Dominas ? Vu que j’aime bien marcher sur des piquants, je vais prendre un peu de temps pour faire une parenthèse dans mon récit, ça me semble important. Chacun le sait, jouer avec des Dominas professionnelles coûte de l’argent, et plus le scénario est long plus le tarif augmente. Mais cela semble normal de payer pour un service d’aussi grande qualité n’est-ce pas ?

Elles doivent bien vivre aussi, manger, se loger etc donc oui organiser un aussi beau kidnapping demande de l’argent, de plus quand il y autant d’investissement derrière. Le tarif dépendra de beaucoup de critères, je vous laisse avec votre imagination. 

Fin de la parenthèse, je prends note du tarif, je prends en compte le temps. Malheureusement cela ne se fera pas de suite. On laisse passer un temps, un temps bien long jusqu’à début juillet où je renvoie un mail à Madame pour lui signifier que je suis prête de mon côté, on discutera des détails, un questionnaire à remplir et pour finir on fixera enfin une date : le mois de septembre ! 

Évidemment, entre début décembre et début juillet, un temps certain s’est écoulé, j’ai beaucoup joué avec Madame Inanna et Maîtresse Blanche. Ma relation avec ces deux Dominatrices a beaucoup évolué, maintenant, on me connaît encore plus, mes envies, mes craintes, mon fonctionnement aussi complexe soit-il… Alors autant dire que la séance qui s’annonce risque d’être piquante pour moi. De plus, j’ai eu l’occasion de rencontrer Maîtresse Syene en soirée, une Dominatrice incroyable. Maîtresse Syene, que je ne connaissais pas jusqu’au Kinky Saloon m’avait fait une très grande impression, il me tardait de la découvrir d’avantage.

Juillet et Août sont des mois qui sont passés vraiment rapidement, enfin, nous y sommes le mois de septembre tant espéré ! 10 mois se sont écoulés depuis mon premier mail, une grande patience qui va être récompensée. Je ne savais toujours rien de ce qui allait m’arriver, j’étais dans le flou le plus complet, aucune info, un mystère absolu. Et pourtant, je me sentais si bien !

La partie 2 : Mon Kidnapping !

Mon enlèvement était prévu le 19/20/21 septembre. Rassurez-vous, on ne m’a pas kidnappé durant trois jours… simplement je savais qu’il allait m’arriver un truc dans une des trois dates. Il faut savoir qu’avant le 19/20/21 septembre, j’étais partie chez Maîtresse Blanche pour son week-end Milady donc autant dire que ma semaine allait être chargée, comme j’aime tant. 

Durant ce week-end, aucune information ne m’a été transmise, simplement une petite boite fermée avec un code. Je n’aurai le droit de découvrir son contenu que le 19, avec un code envoyé par écrit, c’est mieux pour déverrouiller la boîte n’est-ce pas ? Allez, cette fois, nous y sommes, on ne peut plus reculer, j’arrive à Paris le 19 en début d’après-midi. Maîtresse Blanche avait organisé un planning que je devais suivre à la lettre pour chacun des 3 jours.

Je tiens à la remercier s’était un superbe planning, enrichissant, remplie de découverte. Vous comprenez bien qu’on n’allait pas me laisser faire ce que je veux pendant trois jours, il me faut beaucoup de rigueur, de discipline et surtout me faire monte mon stress. De plus, quand la petite 13 n’a aucun contrôle…ça peut vite partir dans tous les sens !

Ma grande insouciance ? Durant les 3 jours, j’étais logée dans le donjon de Inanna Justice, je n’y ai passé que la nuit, la journée étant dehors aux quatre coins de Paris pour faire mes missions. J’ai bien aimé me reposer dans le donjon, un lieu accueillant, relaxant, imprégnant et absolument pas stressant durant ces trois jours…

Je vous explique le fabuleux système du planning, le 1er jour, mon planning commence à 15h et se termine vers 00h (heure d’arrivée à la Justice Room le soir), chaque heure, je me devais d’aller

visiter un monument dans Paris, une exposition, boire un verre dans un café précis, manger dans un resto précis, tout était vraiment calculé que ce soit le repas, les pauses, les lieux…J’ai tellement adoré ce contrôle aussi poussé, aussi loin dans la psychologie. A chaque lieu que je visitais, je me demandais s’il allait m’arriver un truc ou non. De plus, information très importante, j’étais géolocalisée en permanence pour affirmer encore plus le contrôle sur moi ! Je ne pouvais rien faire sans qu’une information ne leur soit transmise. Le jour deux, on recommence l’aventure de 10h jusqu’à 20h et le jour trois de 10h30 jusqu’à 17h30. J’étais vraiment très contrôlée et heureusement pour moi.

On commence l’aventure ?

Vous avez compris les règles ?

Le jour un, il est 14h, je suis assise dans un café en compagnie de Alice (la grenouille BDSM) on

discute de divers sujets, assez plaisant, pas trop stressée. On profite du moment avant ce qui nous attend ensuite.14H30 toujours dans le café, j’ouvre ma boite : je découvre un doudou en forme de poulet, ce poulet deviendra un ami très réconfortant au fur et à mesure de mon aventure. Quelle idée fabuleuse, un poulet quand même ! Puis le moment de partir, chacun part pour ses activités, moi, j’active ma géolocalisation, il est l’heure de ma première activité 15h : visite du mémorial de la Shoah.

Je prends le temps d’apprécier l’activité, je prends en tête le maximum d’information (on ne sait jamais) puis quelques photos avec mon doudou que je devais envoyer sur le groupe Whatsapp expressément crée pour l’occasion. Les photos étaient obligatoires, une preuve de plus, un contrôle de plus que je faisais bien mon planning. Après le mémorial, direction ma première pause à 16h30 direction un café. Moment de liberté, j’ai quand même le droit de choisir ce que je veux boire. Elles ne sont pas sadiques à ce point rassurez-vous. 

On repart, 17h30 visite d’une boutique BDSM, la vendeuse a été mise au parfum de ma venue me traitant de « poule mouillée » étant quand même gentille, je repars avec une robe. Sur mon chemin, en repartant j’entends des hommes faire la poule lors de mon passage. Je ne comprends pas bien la situation de suite m’enfin je continue mon chemin. Puis à 18h30 un bon repas, cette fois, je devais acheter des nuggets ! Vous imaginez, un doudou poulet qui mange des nuggets ? Quelle drôle d’idée. Ah oui, je sais, je vous ai dit juste au dessus « elles ne sont pas sadiques à ce point » mais je parlais de la boisson ! Le repas du soir est différent…On s’y fait rapidement vous verrez, moi aussi j’ai eu un peu de mal avec le mot discipline au début ! Et maintenant, je suis une petite « disciplinée » du moins quand je n’oublie pas le mot. 

Et le moment le plus important pour moi, le plus stressant aussi, 19h, rendez-vous à une soirée BDSM mais pas n’importe laquelle ! Une soirée ou Maîtresse Syene était présente ! Alors autant dire que jusqu’à présent, je gérais mon stress, mais la plus vraiment. Pourquoi cette soirée ? Quoi qu’il en soit, j’y vais. Je me présente avec mon code d’entrée « je suis une poule mouillée » comme je le redoutais un peu, je tombe sur Maîtresse Syene. Mon coeur décide de faire une partie de Tam-Tam à l’intérieur de moi. J’étais comme un petit bonhomme de neige ayant envie de fondre au soleil.

Maîtresse Syene rigole de la situation, puis me donne une clé et me laisse repartir. Ouf ! Je suis sauvée, jusqu’à quand ? Je ne sais absolument pas ! Je comprends que la clé me donnera accès au donjon de Madame le soir, excellente nouvelle n’est-ce pas ? Mon aventure continue, la dernière mission de la journée, la plus facile selon moi (en tout cas je le pensais)…je nomme le cinéma ! 

Je pars au cinéma, me regarder un petit film comme si la pression du moment devait s’estomper. Le film commence, je me prends une bouteille d’eau bien froide sur moi ! Évidemment, je suis au cinéma, je ne peux faire aucune réaction, je me contiens malgré mon étonnement. Je me retourne, personne derrière moi, je ne comprends vraiment plus rien de la situation, je me retourne à nouveau, j’entends des portes qui se referment. En parallèle, je vois des hommes derrière moi avec des bouteilles d’eau à la main, étonnant ? Vous aurez la réponse à la fin. 

La bouteille d’eau sur mon corps, me rappelle ma présence ici à Paris, je ne dois pas oublier la pression constante qui se joue de moi. Le film se finit bien, aucun autre incident, je rentre au Donjon. 

Le moment d’arriver au Donjon a été pour moi assez stressant, imaginez quelqu’un se trouve derrière la porte ? Bon, heureusement personne à l’intérieur, le calme absolu, nous allons pouvoir bien se reposer. Moralité de cette journée, quelques événements un peu stressants, beaucoup de marche, beaucoup de questions, mais une superbe journée ! Ah oui, si vous souhaitez vous faire kidnapper, surtout n’oubliez pas de prendre des bonnes baskets ! Vous allez beaucoup marcher dans Paris tel un guide professionnel des monuments.

Le jour 2 :

J’arrive facilement à trouver le sommeil, ma journée m’a épuisé, le stress aussi. Je me réveille tôt, je descends à la petite boutique en bas sans oublier mon doudou qui ne doit jamais me quitter. Je prends de quoi déjeuner puis je remonte rapidement. 8H45, on se met en route pour notre début de journée, une expo photo à 10h. Surtout 13 ne doit pas être en retard.

J’arrive devant, un panneau indiquant « expo fermée, n’ouvre que le jeudi à 18h » Hm, très bien sauf que nous sommes mercredi 10h actuellement ! Aucune panique m’envahit à ce moment, bon d’accord si je commence un peu à paniquer en me disant : je suis tombée dans un piège ! Dans le stress, un mouvement incroyable me vient en tête !

Je m’assois par terre, je me décide de ne plus bouger. Oui, on fait ce qu’on peut quand on stress ! Je m’étais bien mise entre deux murs, aucun moyen de m’attraper ! Pas mal 13 non ? Non, complètement stupide car Inanna me dira de bouger dans le parc à côté, une petite balade champêtre pour se calmer l’esprit pas mal non ? Je ne vois aucune raison de stresser voyons…

Étant quand même sur mes gardes, je me décide à aller bien loin de l’entrée du parc. On ne sait jamais !

Finalement, rien ne passe, 13 repart pour sa prochaine activité, une expo. Une superbe expo d’ailleurs, grâce à mon super planning je découvre plein de choses ! Puis un délicieux restaurant, je dois bien l’admettre, je prends beaucoup de plaisir de déguster les plats, toujours en compagnie de mon poulet. Et on débutera l’après-midi par une nouvelle balade…dans un cimetière cette fois, j’y suis restée 2h. Et je crois qu’à ce moment, j’ai eu un excès de confiance (que je vais regretter plus tard) m’étant endormie entre deux tombes au soleil dans l’herbe ! J’étais tellement bien installée ! Il ne faut surtout pas faire cela…il aurait pu m’arriver n’importe quoi comme par exemple me faire kidnapper ? 

J’étais dans une bonne dynamique de confiance en moi, bien reposée alors direction la prochaine activité, petite pause café, oui je dois me remettre de ma sieste. Dans ma tête, je me disais jour deux pour le moment, il ne passe rien, je gère parfaitement bien la situation quand même. 

Je me pose à la table, un bar vraiment atypique, il n’était absolument pas comme les autres cafés qu’on m’impose, vous sentez le truc ? Autant dire pile ce que je suis en train de vivre. Mais évidemment, 13 toujours en pleine confiance, se dit oui pourquoi pas.

Je reçois mon verre, quelques gorgées vraiment excellentes comme boisson ! Je replonge la tête dans mon téléphone, quand soudain, je ressens une main me maintenir au niveau de la gorge, avec un bras qui s’enroule autour de moi. Ho oui, j’avais parfaitement bien compris ce qu’il se passe.

planning kidnapping

C’était le moment, j’allais subir le pourquoi de ma présence. Je n’ai eu le temps d’absolument rien comprendre, tout a été vraiment très vite.

On me prend très vite mes affaires, on me retire mes lunettes, je me retrouve avec une cagoule sur la tête en ayant à peine eu le temps de dire ouf ! On me lève, on me tire, les mains sont attachées, puis on me fait sortir du bar, dans ma tête tout a été si vite ! Un tourbillon de sentiment commence à s’accumuler. Petite pointe d’humour, je prends le temps quand même de remercier le barman pour le verre, vraiment excellent ! Je sais que cette phrase, j’allais la payer.

On m’emmène de force dans une voiture, je suis assise entre Maîtresse Blanche et Madame Inanna, un bandeau de rajouter par- dessus ma cagoule, je me retrouve dans l’obscurité totale. 

J’attendais ce moment depuis si longtemps, et en même temps, je n’ai pas eu le temps de réagir à la situation. De toute manière, il était inutile de tenter quoi que ce soit. On parle de 13 quand même, je suis une petite joueuse mais pas suicidaire ! 

On commence à m’embêter un peu, à me mettre doucement dans le bain pour la suite, je ne parle plus, j’ai jamais était autant concentrée ! La voiture démarre, je n’en ai aucune idée d’où.

Psychologiquement, je suis dans un autre monde, les remarques de mes 3 tortionnaires du jour ne font qu’augmenter la pression. Cette fameuse pression que j’ai laissé au bar ! Même pas eu le temps de la finir. Au bout d’un moment, la voiture s’arrête, tout le monde sort sauf moi et Inanna qui me garde près d’elle.

Soudain, on me tire pour sortir, fin de la balade ? Non, pas encore, on me bascule dans le coffre avant de redémarrer. Je ne vois rien, j’entends un peu, et pourtant je trouve ma situation particulièrement agréable, je suis bien positionnée dans le coffre et surtout je me fais une raison : ce qui va arriver après sera encore pire ! Autant profiter. 

Dans le coffre, on me met un bracelet électrique autour du bras pour me maintenir en vie tout le long du trajet selon mes tortionnaires. J’ai même eu le droit à un rafraîchissement avec de l’eau sur mon petit corps. La voiture stop à nouveau, tout le monde sort, j’entends les portes se verrouiller. Je suis seule dans le coffre, je ne tenterai aucune action, on ne sait jamais. De plus, mon bracelet électrique me rappelle souvent à l’ordre même à distance. Au bout d’un temps, les occupants reviennent, on repart ! On me taquine toujours, mais j’apprécie vraiment.

Et attention cette fois, on s’arrête pour de bons, on retire la cagoule, le masque, et le bracelet électrique. On m’explique que je vais passer par les sièges pour sortir du coffre, je ne dois faire aucun bruit, ni même de geste particulier étant arrêtée sur une route fréquentée. Je comprends bien les informations qu’on me donne. On me laisse quand même les mains attachées, on ne sait jamais.

J’exécute, je sors de la voiture, contente d’être libre (ou presque) Maîtresse Blanche et Maîtresse Syene me reçoivent. On cachera mes mains avec une veste pour ne pas voir les attaches. Je ne sais toujours pas où je me trouve actuellement. Maîtresse Blanche avance le pas suivi par Maîtresse Syene puis moi (personne ne me tenait) quand soudain Madame m’attrape par le bras en me chuchotant « je te connais » je sens sa pression me contenir et me tirer vers l’avant sans que je ne puisse rien faire. Même si l’envie de fuite était dissipée, la petite phrase de Madame m’a fait sourire.

Le contrôle toujours et encore. On arrive dans un hall, puis on me fait descendre quelques marches avec la grande douceur de Maîtresse Syene qui m’attrape par le tee-shirt pour m’y aider. Une fois en bas des marches, une veste sur la tête, je suis de nouveau dans le noir. On me bouscule un peu pour me faire avancer, j’entends le grincement des portes. Me voici enfin arrivée à destination. 

Je me fais déshabiller rapidement, le châtiment va commencer ? On retire la veste de mon visage, me détache les mains, toute manière à ce moment précis, je ne pouvais aller nulle part. Je découvre une belle cave avec des instruments de torture accrochés. Ho oui, j’allais souffrir. Je suis nue face à trois tortionnaires, psychologiquement déstabilisée. Je suis dans une telle situation de faiblesse et d’impuissance. On m’ordonne de chanter une chanson, je déteste chanter et danser, je pense que pour moi, il s’agit d’une des pires punitions qui puissent exister. Je préfère souffrir terriblement que chanter. Cela ne manque pas, mon manquement est très vite sanctionné. 

Je souffre beaucoup, je ressens sur mon corps les coups qui pleuvent autant que mes cris de désespoir, pourtant, je suis bien dans cette pièce, je vis intensément le moment, et je ne souhaite échanger ma place avec personne.

J’ai l’impression de planer bien loin du monde extérieur. Et cette pièce si sombre, si intime, ne faisait que renforcer mon sentiment d’impuissance que j’aime tant. A la place, je tenterai l’alphabet en anglais avec un niveau vraiment médiocre. La mélodie des coups continue sans cesse, je ne sais plus quoi faire, ni comment me mettre pour atténuer les cris qui en découlent. Je me colle contre le mur avant d’être bien vite attachée.

Après un temps qui me semble long, l’orchestre de la douleur se stop, je tombe à genoux, mon corps se déconnecte complément. Je viens de vivre un premier moment terrible, intense, et si profond de connexion. La douleur est pour moi une danse mémorable qui vient de finir son premier temps. Je me sens comme un pantin désarticulé de sens. On me demande de me mettre en position quatre pattes et de ne plus bouger. J’exécute, puis une corde envahit ma bouche pour la bloquer ainsi que mes yeux, je suis troublée. 

planning intense

Je reste dans cette position, en entendant des pas vers la sortie, la porte se referme. Quelque temps après, beaucoup de bruit résonne, les trois Dames s’amusent à jouer avec le bruit et la lumière. La grille s’ouvre, je l’entends grâce au grincement. Je n’ai toujours pas bougé, pourquoi prendre un risque inutile ? 

Maîtresse Blanche joue avec une araignée sur mon corps, moi, je me décompose comme un glaçon. Je suis installée sur divers instruments, l’impact reprend, je souffre, je fonds par la douleur et le supplice.

Les trois grandes Dames sont en train de faire un concert magnifique. J’arrive à me surprendre moi même en me surpassant dans la douleur. Mon corps me brûle terriblement, et pourtant, je ne souhaite pas que cette situation se finisse. Je plonge mon regard dans celui de Inanna, je ne veux plus arrêter de la regarder, je suis tellement reconnaissante de ce moment. Son regard si intense m’apporte tellement de réconfort.

Une fois bien amusée, on me détache, je suis sur le ventre au sol avec les mains dans le dos + pieds attachés, la mélodie infernale de la douleur reprend avec un bâillon en bouche.

Je perds complètement la notion du jeu, je suis simplement bien, je subis beaucoup et pourtant, je suis sur le merveilleux nuage de la douleur infernale. Jusqu’à ce moment, totalement déconnecté, un corps transcendé par les tourments, les attaches…J’arrive à me retourner sur le côté comme le dernier réflexe de mon corps qu’il me reste en moi. Une dernière volonté ? Peut-être. 

Je me retourne vers le côté où se trouve ma Maîtresse (Mairesse Blanche) comme un ultime réflexe de protection, que mon corps me transmet. Je pose ma tête sur sa jambe en plongeant mon regard dans ses yeux. Ce moment de connexion très intense a été l’un des plus beaux pour moi durant la séance. On me détache, on me laisse faire une petite pause. Je regarde avec un sourire Maîtresse Syene si impliquée dans son oeuvre, elle est terriblement impressionnante. Elle me fait sourire, je l’admire beaucoup et prends le temps de la regarder.

Pour finir ce concerto, je suis à quatre pattes, regard plongé vers le bas, on m’annonce le bouquet final. Je ne me souviens plus de la durée de ce bouquet final étant totalement partie ailleurs, mais je me souviens avoir lâché mon SafeWord pour la première fois à ce moment, j’étais arrivée au bout de moi-même, j’étais abattue et battue à la fois. Je m’allonge sur le sol, je suis une épave échouée par la douleur. Je sens que mon corps me brûle, je n’ai plus aucun réflexe, je suis allongée sans bouger.

kidnapping

J’ai vécu un moment si incroyable, si intense, si magnifique à vivre. Les trois tortionnaires étaient satisfaites, elles voulaient en arriver jusqu’à là, jusqu’au moment où j’utilisais mon safe word. Moi qui ne l’utilise que rarement, c’était une magnifique victoire dans les deux sens. On m’a aidé ensuite à me reconnecter doucement, quelques mots doux et gestes de tendresse ont accompagné cette fin de séance mémorable. J’ai eu beaucoup de mal à m’asseoir après cela ! Pour se reconnecter, nous sommes partis prendre un verre juste après.

Je tiens à remercier vraiment mes trois tortionnaires pour cette aventure juste fantastique, intense que je vais garder en tête très longtemps. Un projet aboutit juste extraordinairement. Et merci au gentil Monsieur qui a prêté et conduit la voiture comme un professionnel ! 

Je suis si heureuse d’avoir pu aboutir à ce projet après de longs mois, je suis jeune et pourtant, je vis un BDSM terriblement passionnant. Et comme je le lis souvent, de la chance ? Oui et non, beaucoup de soumission et dévouement pour en arriver à ce point.

J’ai vécu un kidnapping mémorable grâce à la confiance absolue que je donnais à ces trois grandes Dames, et je n’ai absolument aucun regret. Et je reprendrais les mêmes noms, les yeux fermés ! Mais cette fois, on n’arrivera pas à m’attraper !

A la suite de notre verre, j’ai appris ma participation le lendemain à la séance spéciale sous terre, sachant que le lendemain soir, j’avais déjà prévu le Kinky Saloon, autant dire que ma dernière journée allait être aussi bien chargée que celle-ci, et encore bien douloureuse. J’aime apprendre et développer mon côté maso.

Ma dernière journée se termina le 21 par une belle promenade sous terre avec Maîtresse Syene et ma Maîtresse (Maîtresse Blanche) et le soir par le Kinky Saloon sous l’égide de Inanna, je portais pour la première fois fièrement mon collier offert par Inanna. 

Et oui, je vous l’ai dit au début mes relations ont beaucoup évolué !

Alors on recommence quand ?