Dominatrice Paris

La danse des martinets

Juin 2021, c’est ma première rencontre avec vous. Je me revois en train de monter les escaliers menant à votre appartement. J’ai le coeur qui bat à une vitesse folle et je me demande comment moi, timide et introverti, je me retrouve au seuil de votre porte en cette douce journée. Je me présente donc à midi chez vous, pour deux heures de séance. Deux heures, c’est aussi la durée totale que j’avais passé aux côtés de professionnelles du BDSM. Autant dire que pour moi, c’est à peu près comme une première fois.

Vous m’accueillez dans une tenue splendide. Vous êtes ravissante, souriante, le regard puissant et terriblement intimidante. Nous prenons un verre, vous essayez de me détendre avant le début de la séance mais je sens encore le coeur qui tambourine dans ma poitrine en pensant à tout ce qui pourrait suivre.

Vous commencez par me faire entrer dans votre monde de façon très tactile, me mordillant l’oreille, me pinçant les tétons, me caressant de toute part et je commence à me détendre tranquillement. Puis, sans prévenir, vous me coupez la respiration en couvrant le nez et la bouche avec votre main. Je suis en apnée, je me concentre, je me détends, et je ne veux pas vous décevoir dès la première épreuve.

Le temps commence à passer et j’attends que vous libériez ma respiration, mais rien n’y fait. Je commence à manquer d’air. Je tourne la tête pour vous faire comprendre que je manque d’oxygène et à ce moment précis, vous resserrez votre prise et me glissez dans l’oreille « encore 5 secondes ». Je résiste 5 secondes de plus, puis vous me susurrez « encore » et resserrez encore plus fort votre prise. Je n’en peu plus, vous le voyez bien et vous me laissez reprendre mon souffle,…avant de répéter le supplice encore une ou deux fois.

La séance commence avec une forte intensité et je me demande bien comment est-ce que je vais pouvoir tenir deux heures sous votre emprise. Préalablement à notre séance, je vous avais spécifiquement indiqué que je souhaitais pratiquer le bondage.

Je me retrouve ainsi rapidement nu, allongé sur le dos, et complètement attaché. Mes mains sont dans des mitaines, je n’ai aucun moyen de m’échapper. Je suis complètement à votre merci. Dans cette position, complètement immobilisé, vous me bâillonnez et couvrez mes yeux. Ensuite, tout se mélange, je ressens le froid des chaines que vous avez déposées sur mon corps, les piques de votre roulette, les caresses sur mon sexe… je suis à deux doigt de jouir mais vous vous arrêtez avant.

whisper chuchote

Vous me libérez la vue et je peux vous voire vous approcher au dessus de moi avec une bougie. C’est une nouveauté pour moi, et à cet instant je regrette presque de vous avoir dit que j’étais d’accord pour tester ce supplice. C’est trop trad, je suis paniqué mais au fond de moi je crois aussi que j’en meurs d’envie. Vous prenez le soin de verser les premières gouttes à une hauteur raisonnable et je découvre ainsi pour la première fois les délices de la cire chaude.

Vous variez à la perfection la hauteur de la bougie et les parties de mon corps que vous ciblez ce qui provoque en moi une alternance entre une douce chaleur et des pointes particulièrement douloureuses. Vous retirerez ensuite délicatement la cire grâce à votre couteau, avant de me libérer.

Avant d’aller plus loin, vous m’offrez une petite parenthèse de méditation et de lâcher prise. Je suis encore assez peu réceptif, mais je ne désespère pas. Avec de l’entrainement, j’espère pouvoir apprendre à connaitre ces états de plénitude dont vous m’avez parlé.

Je suis maintenant debout, les mains attachées et la danse des martinets commence. Vous alternez des coups rapides et doux et des coups secs, plus violents. Vous maniez différents martinets sur différentes parties de mon corps. Je vois très vite que vous êtes une experte et je ne sais pas si cela me rassure ou m’inquiète. Je sens que mes fesses commencent à chauffer, et j’apprécie particulièrement ça. Chaque coup est douloureux mais je me surprends à prendre aussi énormément de plaisir.

floggers martinets

A ce moment, je me sens tellement soumis, tellement excité, tellement bien. Je pense que vous êtes aussi surprise que moi à ma résistance aux coups et vous décidez d’aller plus loin en vous munissant d’une badine. Les coups fusent sur mes fesses et mes cuisses. Je suis en extase, mon cerveau adore, je crois que je rentre dans le subspace.

D’un coup, vous enchainez 4 coups secs de badine sur mes fesses, la douleur prend le dessus le temps d’une seconde, et s’évanouit rapidement dans une vague de plaisir. Ma tête est submergée et en redemande encore. Je tends les fesses et les coups pleuvent encore plus fort. Je crois que vous appréciez aussi ce moment, si bien que vous décidez de passer au fouet pour conclure le supplice.

Rien que le fait de vous voire passer devant moi et prendre votre fouet m’excite au plus haut point. Rapidement, des éclairs de douleurs lacèrent ma peau en laissant de petites marques rosées. A l’heure ou j’écris ses lignes, j’ai encore une petite marque rose sur le haut de la cuisse, qui, à chaque fois que je la regarde, me rappelle notre séance et ce moment incroyable. C’est incontestablement le moment que j’ai le plus apprécié de la séance.

Après tant d’émotion, j’étais prêt à m’offrir totalement à vous. Vous commencez par mettre mes testicules dans un humbler. Mes testicules ne sont pas très habituées à cet objet, et deviennent rapidement douloureuses. A quatre patte et complètement humilié vous commencez par me pénétrer l’anus avec un, puis plusieurs doigts avant de m’annoncer avec un malin plaisir que nous allons jouer aux baguettes chinoises! Je n’avais pas imaginé un seul instant que nous puissions jouer à ce jeu (que j’ai découvert sur votre site) et comme j’adore les surprises, je suis comme un fou.

Vous commencez par introduire une petite dizaine de baguettes et m’annoncez que l’objectif est d’aller jusqu’à 30…voire plus. « 11, 12, 13… », vous comptez chaque baguette supplémentaire et mon anus s’ouvre, lentement mais surement. Chaque baguette rentre sans friction et sans douleur. 20 baguettes, puis 25, et enfin 30.

J’imagine à ce moment votre vision : moi, nu, à quatre pattes, 30 baguettes dans mon cul, les testicules tirées en arrière par le humbler. Vous continuez sans le humbler (je commençais d’ailleurs à ne plus vraiment le supporter) 31, 32,…35,… 40! Vous vous arrêterez là pour une première fois, mais gourmand comme je suis je crois qu’il faudra que je revienne dépasser ce score.

Je finis la séance dans un cocon avec un minuscule espace pour respirer. J’ai bien cru que vous alliez encore une fois m’asphyxier, et cette fois, sans que je puisse me débattre. Mais la fin sera bien différente…


Je voulais vraiment vous remerciez pour toutes les choses que j’ai apprises lors de notre session. Je me suis découvert, j’ai découvert mon corps, mes envies, et mes pulsions. Je vous ai aussi découverte vous, incroyablement généreuse, bienveillante et perverse. Enfin, j’ai découvert le monde du BDSM dont il me reste tant à explorer.

Comme je ne suis ni très expressif, ni très bavard, (j’essaierai de m’améliorer à l’avenir!), j’espère que ce texte vous aura permis de mieux cerner ce que j’ai ressenti. Je tenais à vous dire qu’à aucun moment je ne me suis senti en danger et que je n’aurai pas hésité à utiliser les safewords si je m’étais senti dans une situation inconfortable.

Encore merci et au plaisir de vous revoir.

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